Qu’est-ce qui m’a fait progressé au piano ?

Transcription texte

Bonjour à tous c’est Laura Martin bienvenue dans cette nouvelle vidéo de votre- cours-de-piano.com dans laquelle je vais vous parler de ce qui m’a permis de progresser et d’évoluer au piano durant ces deux dernières années.

Tout d’abord, j’étais arrivée à un point où je ne me sentais plus évoluer où je stagnais et où j’avais de la peine à apprendre par cœur des morceaux qui devenaient de plus en plus lourds et de plus en plus longs et complexes. Alors je me suis posé la question, mais que me manque–t-il ? Après autant d’années de conservatoire, d’école de musique et de cours particuliers je devrais arriver à faire ça, pourquoi je n’y arrive pas. J’ai remis en question un certain nombre de choses dans mon apprentissage et je me suis aperçue que je m’étais contenté d’appliquer de manière bête et méchante les conseils de mes professeurs du mieux que je pouvais. Ce qui n’est pas un défaut au contraire mais je ne suis pas allée chercher plus loin, chercher personnellement des informations sur l’auteur par exemple pour creuser et aller plus en profondeur dans l’œuvre.

Un jour je suis allée jouer mes morceaux de concours dans la gare et là j’ai découvert des personnalités, des gens qui jouaient sans partition qui avaient une grande maitrise du clavier et de l’harmonie. Et ça ça m’a permis d’arriver à la conclusion qu’il ne faut pas avoir une seule source d’apprentissage. Il est bon d’écouter des styles différents, de jouer avec des musiciens qui sont dans des styles complètement différents et de prendre ce qu’il y a à prendre de chaque personne car chacun va être spécialisé dans un domaine. Alors est-ce qu’écouter ces gens dans la gare m’a permis de progressé ? Je suis allée en voir certains en leur demandant “hey coucou tu peux m’apprendre quelques truc s’il te plait ?” et ils m’ont tout simplement envoyé balader. Je ne suis pas forcément tombée sur les bonnes personnes au bon moment, c’est comme ça. Je suis rentrée chez moi et j’ai commencé à me relancer dans un rabâchage habituel et huit heures plus tard, rien n’avait avancé.

Alors je me suis dis “il va falloir que je trouve quelqu’un avec un expérience différente de la mienne qui pourra me dire d’où vient le problème”. Je ne suis pas allée chercher bien loin, j’ai demandé à mon frère qui a tout de suite vu d’où venait le problème et qui m’a dit “oulala arrête le rabâchage” ça ne sert à rien tu fais du travail inutile. Nous avons tous les deux pris ma partition qui était un prélude et fugue de Bach et nous avons commencé à analyser l’œuvre d’un point de vu polyphonique, des procédés d’écriture, les articulations, les appogiatures, l’harmonie même si chez Bach l’harmonie est plus la résultante de ses procédés d’écriture. Le lendemain j’ai fait une heure et demie de piano et je me suis aperçue que j’avais beaucoup plus progressé qu’en huit heures et je connaissais ma fugue par cœur alors qu’avant je me trompais. Cette vision analytique et globale m’a permis de progressé énormément et de compresser l’information c’est à dire qu’à la place de lire du note à note j’ai eu une vision harmonique et polyphonique. Donc une meilleure mémorisation.

Mais je ne me suis pas arrêtée là en passant à nouveau par hasard à la gare Sncf j’ai rencontré un groupe de musiques actuelles que j’ai revu par la suite et avec lequel j’ai fait des répétitions et deux représentations. Grâce à cela ma vision de la musique a grandit, j’ai commencé à penser en structure harmonique (cadences…), à lire des grilles à improviser sur des gammes et des modes. C’est un travail de longue haleine et je pense que l’on est constamment en apprentissage.

Voilà c’est la fin de cette vidéo, je vous invite à partager dans les commentaires vos expériences qui vous ont faites progresser au piano ou dans un autre instrument.

Les silences et leurs durées

Vous trouverez sur vos partitions des notes et des silences qui font partie intégrante de la musique, voici les silences les plus utilisés et leurs durées par rapport à l’unité de temps du morceau.

Silences musique

Ces silences peuvent être pointés c’est à dire qu’on leur ajoute la moitié de leur valeur.

Cet article vous a –t-il aidé à mieux comprendre votre partition ?

Les accords parfaits majeurs et mineurs

Transcription texte :

Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article de votre-cours-de-piano.com dans lequel je vais aborder la manière dont sont construits les accords parfaits majeurs et mineurs à partir de la gamme la plus couramment utilisée.

J’ai dessiné une gamme (Sol Majeur) et chaque note de la gamme porte un nom spécifique. D’une part en terme de degré et d’autre part en terme d’intervalle.

En terme de degré :

I la tonique

II la sus-tonique

III la médiante

IV la sous-dominante

V la dominante

VI la sus-dominante

VII la sensible

I la tonique

En terme d’intervalle

La prime, la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septième, l’octave

A partir de là on peut construire les accords parfaits majeurs et mineurs. On prend la tonique, la médiante et la dominante. Soit la prime la tierce et la quinte.

Mon accord de sol Majeur est donc composé des notes sol si ré

Mon accord de sol mineur est composé des notes sol sib ré

Pourquoi ai-je un sib en sol mineur ? J’ai tout simplement abaissé le 3 ème degré d’un demi-ton. Et si vous ne savez pas ce qu’est un ton ou un demi ton je vous invite à jouer sur votre clavier un do puis un ré. Ecoutez, ceci est un intervalle sonore de 1 ton

A présent, jouez un do puis un do dièse. Constatez l’écart sonore d’un demi-ton

Voilà c’est la fin de cet article, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ou un like si la vidéo vous a aidé !

Binaire ou ternaire ?

Comment reconnaitre une mesure binaire et une mesure ternaire ?

Lorsque la mesure est binaire on peut compter 1 et 2 de manière régulière entre deux pulsations. Essayez à présent de mettre votre métronome à 60 et comptez 1 et 2 entre les pulsations jusqu’à ce que vous arriviez à le faire de manière régulière et continue. concrètement le temps est coupé en deux parties parfaitement égales.

 

Lorsque la mesure est ternaire on peut compter 1 et 2 et 3 de manière régulière entre deux pulsations. Le temps est alors découpé en trois parties égales. Entrainez vous à le faire sur les battements de votre métronome ou encore sur votre musique préférée.

Sur la partition on peut savoir s’il s’agit d’un mesure binaire ou ternaire grâce au chiffrage.

Principaux chiffrages binaires: 

chiffrages binaires

 

Principaux chiffrages ternaires:

chiffrages terniares

 

Il existe de nombreux autres chiffrages qui sont peu utilisés et dont vous pourrez faire connaissance ultérieurement.

Donc concrètement quand vous rencontrez les chiffrages binaires vous pouvez diviser votre temps en deux parties égales. Quand vous rencontrez les chiffrages ternaires vous pouvez coupé votre temps en trois parties égales.

Le tempo

Le tempo correspond à la vitesse à laquelle est jouée la musique. Il dépend de deux choses: le nombre de pulsations par minutes et l’unité de temps. Les pulsations sont indiquées par de petites barres en dessous de la mesure lorsqu’on souhaite les représenter. Un petit rappel, un temps est compris entre deux pulsations. Voici le schéma utilisé dans mon article sur la mesure que vous pouvez consulter si besoin.

mesure

 

Comprendre la relation entre le tempo, la pulsation, la vitesse d’exécution de l’œuvre:

La pulsation correspond à un certain nombre de battements par minute. On peut la comparer aux battements du cœur ou au tic tac d’une horloge. Plus le nombre de battements par minute est élevé, plus la vitesse de la musique augmente. Cela se traduit également par une diminution de la durée d’un temps car les battements sont plus rapprochés. Par conséquent, si vous augmentez la vitesse des battements sur votre métronome, vous allez devoir jouer plus vite.

Tout dépend de l’unité de temps

Vous avez surement déjà entendu dire, il faut prendre ce morceau à la noire ou à la croche, à la blanche ! Ou alors vous ne l’avez jamais entendu et vous n’avez aucune idée de ce dont il s’agit ?

Je vous donne un exemple: si je dis “ce morceau se joue à la noire” cela signifie que la pulsation frappe chaque noire. Il y un battement toute les noires.

Si je dis “ce morceau se joue à la croche” cela signifie qu’il y aura un battement toute les croches.

Or si je met mon métronome sur 60 pulsations par minute et que je décide de jouer mon morceau à la noire, c’est à dire de jouer une noire par temps où un rythme équivalent à une noire par temps, je vais jouer 2 fois plus vite que si je met mon métronome sur 60 pulsations par minute et que je décide de partir à la croche. Attention je parle bien du même morceau écrit de la même façon !!! Sinon ça change tout Clignement d'œil vous comprendrez davantage lorsque j’aborderai les chiffrages.

Si mon métronome bat la croche, cela veut dire que mon temps (l’intervalle entre deux pulsations) prend la valeur d’une croche où d’un rythme équivalent à une croche.

Voici un petit tableau qui vous aidera surement à comprendre:

Tempo durée de la noire durée de la blanche durée de la croche
60 pulsation/minute à la noire 1 seconde 2 secondes 1/2 seconde
60 pulsation / minute à la blanche 1/2 seconde 1 seconde 1/4 de seconde
60 pulsations/minute à la croche 2 secondes 4 secondes 1 seconde

Vous aurez donc compris, si vous devez donner le tempo à quelqu’un dites lui “il faut prendre ce morceau à 60 à la noire ou bien, à 60 à la blanche ou 60 à la croche pour être clair.

Comment connaitre l’unité de temps ?

L’unité de temps souhaitée par l’auteur est définie par le chiffrage présent à la suite de la clef et des altérations (dièses, bémols…). Choisir une unité de temps plutôt qu’une autre détermine surtout le caractère que le compositeur veut donner à l’œuvre. Parfois, le ressenti engendre une interprétation différente de la mesure indiquée sur la partition. La différence sera perceptible au niveau des appuis de certains temps.

L’unité de temps peut être donnée au début du morceau s’il y a une indication de tempo.

Les articles sur les notions de binaire, ternaire, et les chiffrages vous aideront à mieux comprendre ces notions.

Je vous invite à me dire dans les commentaires si cet article a “été clair “et s’il vous a permis de mieux comprendre la notion de tempo.

La position et l’action des doigts sur le clavier

Transcription texte

Bonjour c’est Laura Martin,

bienvenue dans cette 4ème vidéo de votre-cours-de-piano.com dans laquelle je parlerai de la position et de l’action des doigts sur le clavier.

Nous allons donc commencer par la position des doigts.

C’est très simple, les doigts doivent être allongés et arrondis de manière naturelle sur le clavier, le bout des doigts arrive juste devant les touches noires. De plus, on doit venir jouer avec les bout des doigts. Je repose mes mains de manière naturelle avec les doigts arrondis et un peu allongés.

L’action des doigts

Il y a deux types d’action des doigts, l’action verticale et horizontale.

Concernant l’action verticale, le son va être un peu tapé. C’est pour cela que je combine les deux. Cela se fait grâce aux phalanges situées aux deux autres niveaux. On utilise davantage les phalanges situées tout au bout des doigts, on évite ainsi les douleurs dans l’avant bras. C’est donc en combinant ces deux actions que l’on va pouvoir avoir un joli son sur un piano mécanique. Si je joue une gamme de do cela va donner ceci… do, ré,mi, fa, sol, la, si, do. J’ai vraiment combiné les deux actions des doigts. Sur un piano numérique on ne voit pas la différence mais je pense qu’il est intéressant et utile de s’habituer à combiner ces deux actions car on sera très content de pouvoir jouer avec un joli son lorsqu’on jouera sur un piano classique.

Je vous invite à laisser des commentaires et à très bientôt sur votre cours de piano.com

La position des mains sur le clavier

Bonjour à tous,

La troisième vidéo est enfin arrivée après un long chemin périlleux du au manque de moyens techniques (caméra……). Mais comme on dit, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Cela donne donc quelques effets floutés… après tout c’est un style comme un autre Clignement d'œil ! Je tiens à remercier Virgile pour l’aide tournage.

je commencerai aussi très bientôt le glossaire qui rassemblera les définitions propres au piano et au solfège de manière à ce que l’intégralité du contenu de ce site puisse être compris.

La transcription texte est la traduction exacte de ce que je dis dans la vidéo, les images en moins. Bonne vidéo et surtout laissez vos commentaires. Si vous êtes déjà pianiste je serais heureuse de connaitre vos avis et vos techniques.

Transcription textes:

Bonjour c’est Laura Martin, bienvenue dans cette troisième vidéo de votre-cours-de-piano.com dans laquelle j’aborderai la position des mains sur le clavier.

Les poignets dans l’alignement de la main

Tout d’abord un rappel de la vidéo précédente dans laquelle j’avais précisé que les poignets devaient être dans l’alignement de la mains. J’avais aussi parlé de la hauteur des poignets en fonction des morceaux que l’on joue et la manière d’accompagner la musique, mais la position de base est d’avoir les poignets dans l’alignement de la main.

L’orientation des poignets et la voûte sous la main

Les poignets doivent être légèrement inclinés vers l’intérieur de main et non pas vers l’extérieur. Ceci va vous permettre d’une part de décoller les coudes du corps mais aussi de maintenir la voûte sous la main. Vous voyez, ici ma main fait un petit pont et les phalanges situées à ce niveau là ne sont pas creusées. Le quatrième et cinquième doigts ne sont pas avachis. Il y a cependant certaines œuvres qui vont demander de tourner légèrement les poignets vers l’extérieur mais ce et sont des situations rares lorsqu’on débute il est recommandé d’orienter les poignets vers l’intérieur de manière à maintenir cette voûte.

La détente de la chaine épaules, coudes, poignets, mains

De plus il est important que la chaine épaules, coudes, poignets, main soit détendue. Lorsque je maintiens la voûte sous la main les muscles ne doivent pas être crispés. Cependant la main tient quand même.  Donc la voûte est importante mais la détente aussi.

Une position facile mais à éviter

je vois souvent des élèves qui ont cette position là quand ils jouent, c’est à dire qu’il ne creusent pas mais ne maintiennent pas la voûte non plus. Il faut faire attention car on prend cette position très rapidement. Elle nous facilite, on appuie facilement sur les touches. Je vous parlerai dans la prochaine vidéo de la position des doigts. Je rentre de plus en plus dans le détail de la position de la main. Détails qui sont cependant très importants et qui constituent les bases du piano.